Archives du mot-clé Bauge

réhabilitation à Pacé

Longère en bauge : lumière et couleurs

Réhabilitation terminée d’une maison en bauge à l’Ouest de Rennes :

  • isolation renforcée (liège, chanvre, laine de bois)
  • double flux sans gaine bloc par bloc
  • Menuiserie en bois de chêne double et triple vitrage
  • Chauffage mixte bois buche / granulé
  • Eau chaude solaire
  • maçonnerie terre et enduit terre de chez Terre crue
  • peinture écologiques Algopro 

©INTERVALphoto

Voici les photos après travaux :

salon poutres en boisescalierdouble carrée de chênecuisine avec briques ancienneschambre en duit en terresalle de bain

salle de bainchambre enduit en terrechambre avec enduit terreréhabilitation à Pacémaison en bauge enduit terre et chaux

Formation bauge AMACO

Formation Construction en bauge en 2018

Formation professionnelle - Contruire en bauge aujourd'hui - 09 < 13.10.18

Nous avons été présents pour une intervention lors de la formation professionnelle « construire en bauge » qui a eu lieu en Avril 2018 aux Grands Ateliers de Villefontaine dans l’Isère.

Retrouver les photos de la formation et plus d’informations ici : http://www.amaco.org/webapp/website/website.html?id=101&read=true&pageId=1893

Cette formation était organisée par l’atelier matières à construire  AMACO.

1184_162d78320a3 formation bauge AMACO

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Coupe des bureaux en bauge - illustration de Line Weislo

Chantier de construction en terre

Un pôle inter entreprise terre crue a été construit à St Germain sur Ille en 2016 et 2017

Vidéos du chantier :

DSC07351découper puor mettre dans les banchesdécouper en caillebotisplacer la bauge

 

 

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PROG_FORMATIONMO_2016-17-1-1

Formation patrimoine pour les pro

Pour information, l’association Tiez Breiz organise une nouvelle formation professionnelle sur le thème « Conduire un projet de réhabilitation durable du bâti ancien ».

Une formation sans cesse en évolution pour répondre aux besoins de connaissances des professionnels sur les spécificités du bâti ancien : perspirance des parois, amélioration thermique adaptée, système constructif avec des matériaux naturels…

Cette formation est dédiée aux professionnels : maitre d’ouvrages publics ou privés, techniciens communaux, architectes, maitres d’ouvrage, ingénieurs…

Elle est organisée en plusieurs thèmes pour répondre aux besoins de formation et permettent de diffuser l’expertise de l’association Tiez Breiz dans la transmission des savoir faire et la sauvegarde du patrimoine.

Voici le programme complet à télécharger ici : http://fr.calameo.com/read/004110840cac9032a99aa

PROG_FORMATIONMO_2016-17-1-1

 

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travaux terminé réhabilitation d'une maison en bauge

Longère en bauge

 

ouverture
ouverture en double carrée de chêne dans l’escalier
déco terre
aménagement d’une maison en bauge
grande ouverture
grande ouverture de l’ancienne porte de grange
bois terre crue
détail escalier contre l’enduit en terre
linteau bois
linteau en chêne dans le mur en bauge
passage
passage vers la maison existante
détail enduit terre
détail du chanfrein en enduit terre

détail ouverture en double carrée de chêne

travaux terminé réhabilitation d'une maison en baugeSur cette longère en bauge à Gevezé, l’enduit en ciment qui recouvrait la façade était fissuré et l’ancienne porte de grange était fermée.

Le projet a permis la mise en valeur de la façade par la lecture de la porte de grange, l’enduit perspirant à base de terre crue et de chaux a permis de redonner ses couleurs et textures initiales au bâtiment.

Un mur en bauge a été construit au Nord pour fermer la grange et permettre son aménagement dans le cadre d’un chantier participatif. Les murs périphériques intérieurs sont enduits de terre crue et fibres végétales.

Les travaux de maçonnerie terre ont été terminés à la fin de l’année 2014.

Les travaux de maçonnerie terre crue ont été réalisés par l’entreprise Artisan Terre Crue, Ghislain Maetz de St Germain sur Ille et la maîtrise d’œuvre par l’atelier alp, Amélie Le Paih de St Malo.

ravalement des façades d'une longère en terre

Projet Atelier alp

 

longère avant travaux

 

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rénover et entretenir en bauge

Restaurer le patrimoine en terre : les bonnes pratiques

Sur internet on trouve tout… et son contraire et c’est parfois difficile de faire le tri.

J’ai sélectionné deux bons guides sur les édifices en terre téléchargeables gratuitement.

Ces guides de bonnes pratiques vous permettront de mieux comprendre les édifices en terre et vous y trouverez des solutions techniques pour les entretenir et les réhabiliter!

1. Rénover et construire en pisé

« Rénover et construire en pisé » permet de comprendre les principes de l’architecture de terre et la technique particulière du pisé.

Ce livret présente les techniques traditionnelles et des évolutions des systèmes constructifs, ainsi qu’une analyse très intéressante de la question de l’isolation des murs en terre crue.

Ce guide a été écrit à partir de références du parc naturel régional du Livradois-Forez en Auvergne et avec les professionnels de la construction terre.

Téléchargez-le gratuitement sur le site internet du parc naturel régional du Livradois-Forez : http://www.pise-livradois-forez.org/spip.php?article50#

rénover et construire en pisé
extrait de rénover et construire en pisé : les échanges d’eau
extrait de rénover et construire en pisé : isoler les murs en terre?

2. Restaurer son bâti en terre

Vous trouverez dans ce guide des conseils pratiques pour diagnostiquer, entretenir et améliorer votre bâti en terre crue et plus particulièrement en bauge.

Ce guide a été écrit à partir de références du parc naturel régional du marais du Cotentin et du Bessin en Normandie et avec les professionnels de la construction terre.

Téléchargez-le gratuitement sur le site internet du parc naturel régional du marais du Cotentin et du Bessin : http://www.parc-cotentin-bessin.fr/files/ged/54-restaurer72dpi.pdf

rénover et entretenir en bauge
extrait de Restaurer son bâti en terre : reboucher un creux

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Exemple n°4 : Bâti agricole en bauge à Melesse

10 exemples de construction en terre en Bretagne

Grange en bauge dans le bourg de St Sulpice la Forêt
Grange en bauge dans le bourg de St Sulpice la Forêt

En Bretagne l’architecture en terre est magnifique, voici quelques exemples que j’ai sélectionne parmi tant d’autres.

 Maison d'artisan en bauge à Gevezé
Maison d’artisan en bauge à Gevezé
détail de Maison en bauge à Gevezé
détail de Maison en bauge à Gevezé
Restauration d'un four en terre au Mont Dol
Restauration d’un four en terre au Mont Dol
 détail d'une ferme en bauge restaurée
détail d’une ferme en bauge restaurée
détail de bauge contemporaine à Rennes
détail de bauge contemporaine à Rennes
Détail de pisé
Détail de pisé
Bâti agricole en bauge à Melesse
Bâti agricole en bauge à Melesse
Bâti rural en bauge à Melesse
Bâti rural en bauge à Melesse
 extension de maison en bauge à Dingé
extension de maison en bauge à Dingé
 Bauge contemporaine à Rennes
Bauge contemporaine à Rennes
lotissement HLM en pisé à Romillé
lotissement HLM en pisé à Romillé
 Ferme en bauge à Saint Grégoire
Ferme en bauge à Saint Grégoire
Ferme restaurée à Romillé

 

Maison d’artisan à Gevezé

 

final décoffrage 05

Construire des murs en terre : la technique de la bauge coffrée

La bauge est un système de construction monolithique en terre crue empilée. La terre est dans un état plastique, généralement mélangée à des fibres végétales. Les surfaces verticales sont dressées par découpe après un court temps de séchage, alors que le matériau n’est pas trop dur. (1) Cette technique est nommée cob en anglais.

La bauge coffrée est donc une technique alternative à la bauge traditionnelle puisque les surfaces verticales ne sont pas obtenues par découpe mais par coffrage.

La masse volumique de la bauge est compris entre 1400 et 1700kg/m3 et sa résistance varie entre 0,6 et 1,3 N/mm² (2)

– Préparation

On utilise une terre locale argileuse à la granulométrie fine (pas de cailloux, peu de graviers). La terre est stockée à l’air libre ou bâchée pour obtenir la teneur en eau idéale. On doit pouvoir modeler une boule dans la main sans qu’elle ne colle aux doigts, c’est l’état « plastique ».

Si la terre est trop sèche il faut la mouiller à l’avance. Si elle trop humide, il faut la laisser sécher.

– Mélange

On disperse de la paille d’orge sur le sol de manière homogène et sans paquet.

On recouvre la paille de terre foisonnée (en vrac) sur une épaisseur de 10 à 15cm. Il faut répartir la terre de façon homogène sur une surface plane de plusieurs m². Lorsque la couche est suffisamment étendue, on disperse à nouveau de la paille de façon homogène.

Puis on foule au pied la couche paille/terre/paille afin de lui donner une cohésion suffisante pour être découpée en caillebotis.

« Cette technique s’appelle le « caillebotis ». Ce fut une évolution de la bauge dans le bassin de Rennes à la fin XVIIIème siècle. Elle avait l’avantage d’économiser la coupe du parement. Il n’était pas nécessaire de bancher. Bien que les banches dans ce cas présent facilitent la mise en œuvre. » L. Coquemont

– Mise en œuvre

Les banches sont installées pour recevoir les caillebotis, on tasse avec le pied de l’extérieur vers l’intérieur afin d’améliorer la cohésion entre les caillebotis. Les banches permettent de contrôler facilement la verticalité du mur.

Les caillebotis sont disposés selon un appareillage en arête-de-poisson (ou Opus piscatum) afin de contrôler et limiter les fissurations.

Lorsqu’une levée de terre est complète, soit une hauteur de 60 à 80cm, on décoffre. Et ça tiens !

 

Lorsque le maçon aura jugé la terre suffisamment sèche, la levée suivante pourra être montée ou la charpente posée.

Il existe une corrélation entre la teneur en eau de la terre et sa résistance à la compression(2), si la terre pourra supporter la levée suivante assez rapidement, il est nécessaire d’attendre plus de séchage avant de lui faire supporter des charges lourdes.

Il faudra plusieurs semaines pour obtenir un séchage complet, le temps est variable selon les conditions climatiques.

Illustration réalisé par Julia Perwuelz

Les Avantages de cette technique :

  • pas besoin d’enduire
  • bon confort thermique
  • peu d’énergie dépensée tout au long du cycle de vie du matériau
  • matériau sain
  • qualité esthétique
  • facilité de mise en œuvre en chantier participatif
  • mise en valeur de la culture constructive locale
  • développement de l’économie locale
  • optimisation des ressources locales

Les inconvénients (ou autres avantages?):

  • chantier rythmé par les saisons
  • nécessité de s’appuyer sur des savoir-faire locaux

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Bauge

(2) ROHLEN et ZIEGERT, Construire en terre crue, éditions le Moniteur, Paris, 2013

Cette technique de bauge coffrée est développée par Ghislain Maetz, installé à St Germain sur Ille (35), vous pouvez le contacter par internet  http://artisanterrecrue.fr/

Le chantier participatif et la conception du projet sont dirigés par Ghislain Maetz.

Les photos proviennent du chantier de la Motte aux anglais à Dingé : http://lamotteauxanglais.blogspot.fr/2012/09/bienvenue.html

 
Merci à tous les participants du chantier participatif età Elizabeth et Franck pour leur très bon accueil.

conduit de cheminée en terre crue

Les astuces de la maison en bauge bretonne

Ces éléments techniques issue de l’habitat vernaculaire breton sont source d’inspiration pour la construction bioclimatique contemporaine locale.

– La maçonnerie en terre crue


La maçonnerie en bauge est structurelle : elle supporte les charges des planchers et de la toiture. La mise en œuvre est simple, la bauge est façonnée sans coffrage.
Le soubassement maçonné composé de blocs de pierre assemblées au mortier de terre est appelé solin. Il protège la bauge des remontées d’eau du sous sol par capillarité et de l’eau de ruissellement.

grange en bauge du 17ème siècle – Melesse – Ille et Vilaine

Les murs en bauge sont épais, 50 à 80cm. La grande inertie thermique et la capacité de régulation de l’humidité de ces grands volumes de terre crue permettent un bon confort thermique.

– L’assemblage du bois dans les murs en terre


La mise en œuvre de la bauge nécessite d’être associée à des ouvrages en bois. Le maçon et le charpentier travaillent ensemble, on observe souvent des détails d’assemblages terre/bois de qualité.
Une frise en bois est utilisée pour répartir les charges ponctuelle de compression et ainsi d’éviter les fissures de la maçonnerie au droit des poutres ou des fermes.

– Les conduits de cheminée en terre crue

Le conduit de cheminée est directement façonné sur le manteau et les corbeaux. Il est adossé au pignon ou au mur de refend.
L’inertie thermique de la terre lui permet de stocker la chaleur et de la restituer lentement.

conduit de cheminée en terre crue

– Les ouvertures en double carré en bois

extrait de la revue annuelle de l’association Tiez Breiz

La double carrée en bois supporte les menuiseries, sert de linteau et permet de protéger de l’abrasion les angles saillants de la maçonnerie de terre. Le bois de chêne utilisé pour ces pièces est connu pour sa longévité.

double carrée en chêne

Les doubles carrés sont posées avant le mise en œuvre de la bauge et les levées successives viennent ensuite les enserrer et les maintenir.

– L’implantation de la maison est adaptée au climat et au paysage

On observe des implantations souvent judicieuses. La façade principale, plate et sans décroché est largement frappée par le soleil l’hiver, permettant ainsi au mur en terre de stocker la chaleur solaire.
Les pignons aveugles supportent les conduits de cheminées. La façade arrière au Nord comporte peu d’ouverture, elle est souvent couverte par un appentis la protégeant. Dans certaines maisons, les gerbières du grenier servaient à stocker la paille sur le plancher du dernier niveau. Cette disposition a pu permettre d’améliorer l’isolation thermique en partie haute.
La terre crue utilisée pour la construction est extraite à proximité du chantier. Le site d’extraction tire partie des possibilités locales en créant des chemins creux, une mare, en creusant une cour.

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Exemple

Restauration d’un four en terre

La terre est un matériau recyclable facile à mettre en œuvre et à réparer.
Nous avons utilisé la terre locale provenant du fond du jardin et des débris récupérés sur le chantier ; pour le bois, nous avons employé principalement du vieux bois stocké sur la ferme.

Le maître d’ouvrage, Christian a acheté les briques réfractaires de la nouvelle sole, le bois de charpente pour le four, les ardoises et les tuyaux de drainage. Les gravillons proviennent d’une carrière locale.

Les matériaux utilisés sont locaux ou de récupération.

Le projet s’est déroulé de manière participative, amis, voisins et famille sont venus donner des coups de mains, un peu de leur temps et de bonheur humeur! Grâce à cette entraide durant l’été 2012, le four a repris sa fonction à l’Automne, depuis il cuit souvent des pizzas.

article four 9aout2012

Les travaux ont porté principalement sur :
-La réparation du pignon Ouest
L’un des jambage en terre de la porte d’entrée était effondré. L’ouverture avait été mise en sécurité grâce à un étais sous le linteau et protégée de la pluie par un bardage en tôle. Nous avons réparé la maçonnerie en terre selon la technique de la bauge et remonté un nouveau linteau en bois de récupération.

-La réparation de l’enveloppe du four et de la sole
L’enveloppe en terre du four présentait 3 larges fissures verticales traversantes qui sans préjudicier à la tenue structurelle de la coupole en brique laissaient échapper la fumée (traces de suie) et donc la chaleur. Nous avons ouvert puis réparé les fissures par l’extérieur avec un mélange de terre et de foin.
Pour finir nous avons couvert le four d’un enduit lisse en terre et sable. La charpente et la couverture du four ont été changés.
Les briques de la sole étaient très dégradées. Nous les avons réparés par endroit puis nous avons posé par l’intérieur du four un assemblage de brique réfractaire sur l’ensemble de la sole.

-La réparation des murs et leur assainissement
Le niveau du sol monte au fil du temps. Ici les pieds des murs en terre se sont retrouvés peu à peu sous le niveau du jardin ! L’humidité a abîmé les pieds de murs, nous les avons dégagés, puis posé un enduit épais en terre ou des pierres ensuite nous avons installé un drainage et recouvert de gravillons.
Les tassements différentiels des fondations, les coups de vents et la pose du manteau de cheminée ont créé des fissures dans les murs en terre. Après avoir constaté que ces fissures n’étaient plus actives, nous les avons rebouchées avec de le terre et du foin.

 

Merci à Christian « Dudu », maître d’ouvrage engagé et bienveillant ;

à Aude Le Bail, architecte dplg à Bécherel pour sa participation de qualité ;

ainsi qu’à tous les amis, voisins et famille passés donner un peu de temps ou d’encouragement.